Farfouille

zigzags en dilletante

Mon premier colloque

Oh, n’exagérons pas. Avec quelques courageuses collègues de la HEG, on avait été invités à d’assister à un après-midi consacré au thème de la numérisation dans les bibliothèques. Pour la présentation du menu qui nous était proposé, c’est par là que ça se passe.

Au programme, une batterie de présentation non-stop entre 14H15 et presque 17H. A noter, que même si c’est sympa d’y assister dans les locaux de la BCU ce n’est quand même pas optimal ; il faisait chaud, il n’y avais pas de micro (sauf erreur?), et on se retrouvait toutes (je mets au féminin ^^) repoussées au fond de la salle à tendre l’oreille et à plisser les yeux. Le débat à la fin – intéressant, soit dit en passant – en aurait notamment gagné en qualité. Il me semble qu’une salle de cours de l’uni aurait mieux convenu, même si en termes d’image pour la BCU c’est probablement moins bon.

Bref, avançons. Plutôt que de commenter chaque présentation (il y en a eu 9 en tout et pour tout!!), je préfère en retenir les points suivants :

  • Le très synthétique (et efficace)  rappel historique sur les projet de numérisation dans les  bibliothèques présenté par l’ancien directeur de la BCU, Hubert Villard et qui énumère à la pelle les enjeux multiples de la numérisation : droit d’auteur, financement, statut du document numérique (est-ce un document de conservation?), métadonnées, niveau d’accessibilité (gratuit/payant?), pérennité des formats et caetera..
  • Souci constant au niveau de l’attribution des métadonnées (notamment sur le plan multilingue – ce qui est particulièrement critique dans la très quadrilingue Suisse). Par contre, je dois avouer que je n’ai pas très bien saisi comment on le fait…
  • Souci au niveau de la visibilité des projets de numérisation (au point que, durant le débat qui a eu lieu après ces présentations, la question d’un portail à destination du grand public a été longuement discutée…mais on ne peut pas vraiment dire que des solutions aientété avancées)
  • Et, ce que j’attendais tout particulièrement, c’était ce qu’allait dire la BCU sur son propre projet de numérisation en partenariat avec Google (puisque je me rappelais – de manière tout à fait subjective – à quel point ils étaient contents d’être la première bibliothèque francophone à franchir le pas en mai 2007). Eh bien, j’ai été surpris en bien de l’honnêteté qu’ils ont eu à dire que tout n’était pas parfait. Trois problèmes sont ainsi relevés : a) les livres d’avant 1800 sont très mal OCR-isés. b) Les résultats de recherches ne sont pas encore bons – notamment pour les livres publiés en plusieurs volumes. c) les critères de google pour la numérisation sont très stricts puisqu’ils retournent une partie des livres sans les numériser (livre trop volumineux, trop contraignants à numériser de façon massive).

Avis personnel concernant ce dernier point : on voit quand même très bien qu’une bibliothèque qui numérise avec Google n’est pas du tout en position de force pour affirmer ses exigences en matière de numérisation ; elle ne peut qu’accepter les conditions qui lui sont proposée en échange de la gratuité du service. Qui paie, commande, bien sûr…

Alors, finalement, j’ai bien apprécié ce colloque même s’il n’y avait pas ensuite de petit apéro pour se remettre de ce marathon de paroles 😉 . En même temps, ça m’a donné l’impression d’un petit biotope où presque tout le monde semble se connaître plus ou moins.

Pour conclure, un des participants du colloque a dit de façon frappante (je reformule avec mes propres mots) :

Nous sommes tous d’accord sur ce qu’il faut faire, mais dès qu’il s’agit de parler fric/financement, c’est chacun pour soi!!

A méditer, donc…

P.S. : En fait, ce que j’ai dit concernant les portails n’est pas totalement juste : il existe déjà un portail pour les manuscrits numérisés dans différents centres documentaires en Suisse. Il s’agit du projet e-codices, qui avait également été présenté cet après-midi là. A ce propos, je n’ai pas très bien compris pourquoi est-ce que l’Abbaye de Saint-Maurice (qui a un très beau projet, également) ne s’est pas (en tous cas, pour le moment) intégrée dans ce projet?

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4 avril 2009 Posted by | Web 2.0 3.0 4.0 .... | , , | Laisser un commentaire

De l’expressivité d’un arrêt de bus

Corsier, ça ne m’évoque pas Chaplin – si c’était le cas, ça voudrait signifier que je serais un touriste.

Non, quand j’y pense, c’est forcément à l’arrêt de bus.

Ah, tiens le voilà :

au lieu dit "les terreaux"

au lieu dit "les terreaux"

C’est un endroit morne, coincé entre le pont de Gilamont et la route de Châtel ; le Grammont et les Dents du midi font ce qu’ils peuvent pour égayer les lieux.

Et là, des générations d’élèves y font le pied de grue jusqu’à ce que le bus scolaire veuille bien daigner s’y arrêter.

Le Tippex est le spray du pauvre ; mais il est formidablement efficace sur les vieilles planches en bois d’un brun très fonçé. Et ça donne ceci :

morceau d'inspiration

morceau d'inspiration

J’ignore ce que vous en pensez, mais personnellement j’aime bien ces petits lambeaux de mots, sur un terrain de jeu anonyme qui leur permet d’exprimer ce qui leur passe par la tête. Bien sûr, on ne parle pas de littérature, mais d’un autre côté, parmi 1000 de ces graffitis, il y en aura peut-être un qui me/vous touchera droit au coeur…il suffit de bien vouloir ouvrir les yeux, non?

2 avril 2009 Posted by | Cri sur le mur | , , | Laisser un commentaire

réseaux sociopathes III

Comme je reste définitivement un digital immigrant (comme on dit),  sans espoir d’arriver un jour à la terre promise – il faudrait pour cela franchir la mer du php, upgrader sérieusements mes compétences en mathématique à l’ , et rédiger un XML Schéma en palindrome les yeux fermés – je dois me corriger de post en post.

Enfin voilà, c’était pour dire que à ma grande honte, c’est seulement hier que j’ai découvert le réseau social le plus important (le plus anglophone en tous cas) :

www.librarything.com

Et….oui, on peut importer ses données en CSV! Alors ni une ni deux, hop, j’ai testé pour voir en exportant mes données de livingsocial…et…ça marche plutôt couci-couça :-/

En fait, il importe seulement le minimum vital des métadonnées : Auteur Titre Date et tout le tralala. Par contre les notes attribuées (ça aurait été étonnant, vu que les échelles de valeur changent d’un site à l’autre…) disparaissent. Bon c’est pas grave. Par contre, les critiques sautent aussi et ça c’est vraiment dommage, vu que c’est la seule vraie plus-value que chacun peut amener.

C’est un bon début mais ça se termine quand même en queue de poisson.

2 avril 2009 Posted by | Web 2.0 3.0 4.0 .... | , , , | Laisser un commentaire