Farfouille

zigzags en dilletante

La magie des post-it

ça colle. Pas trop, mais quand même.

C’est censé être un remède (pour lutter contre une mémoire qui tend toujours joyeusement à défaillir).

ça se veut personnel (transmettre un petit mot à sa copine).

Mais non!

Un soir glauque, dans l’air automnal, dans un wagon d’arrière-train déserté, avec un trop vaste choix de banquettes sans suspense pour un pendulaire blasé, ayant l’habitude de jouer des coudes contre les grands-mères et de souffler la dernière place du wagon à un souffreteux à béquilles, en ricanant méchamment. Aucune justification n’est nécessaire pour lui, sauf celle opportunément offerte par The Origin of Species. Et le plaisir sans cesse renouvelé de compétitionner. Ah, l’adrénaline vivifiante du direct de 07H17 à Lausanne lui manque tellement ; une bouffée de nostalgie manque presque de l’étouffer. Mais il faut choisir une place, sans gloire cette fois-ci.

Le pendulaire guerrier, le teint las, se retourne.

Ceci.

Un post it dans un train

Post-it décontextualisé

C’est gagné. Un sourire se fraie dans les traits de celui qui se pensait blasé au dessus de tout. Le pendulaire comprend que tout objet peut être détourné. Qu’on a le droit de gentiment créer un peu d’absurdité. Que l’espace public est un jeu, un terrain d’expression. Et – ça n’a rien à voir mais c’est concomitant à cette vision – le pendulaire ne donnera peut-être pas de coup de coude, la prochaine fois qu’il montera dans un train. Il préfère dès lors ouvrir les yeux. Parce que la créativité se niche partout et nulle part.

21 octobre 2010 Posted by | Cri sur le mur | | Un commentaire