Farfouille

zigzags en dilletante

S’il te plaît, dessine-moi une liseuse

Un flash-back pour commencer:

Les camarades de classe s’en souviennent peut-être ; dans le crachin du mois de novembre 2007, Amazon bombait le torse et dévoilait en grande pompe son Kindle.

A l’époque, je dois dire que je ressentais, intérieurement, comme un nœud dans l’estomac ; où était ce bon vieux univers de papier qu’on m’avais promis? Qu’est-ce que je pouvais faire devant cette déferlante numérique? Qu’est-ce que font les bibliothèques dans cette galère? En même temps, ça restait une perspective lointaine, encore réservée à une élite d’outre-Atlantique.

Depuis, presque trois ans ont passé. Amazon a certes ouvert le bal, mais la guerre des liseuses fait rage. Un sympathique article du journal Le Temps est venu fort à propos ; on peut le consulter avec profit et constater que s’y côtoient le Kindle, le Cybook, le surmédiatisé ipad, et….le Sony Reader. Et surtout…en Suisse, on peut désormais de plus en plus facilement se procurer une liseuse, même si elles n’ont pas encore vraiment pignon sur rue.

(à noter que Le Temps retarde un peu : il parle de l’édition PRS-600 du Sony Reader alors que la toute dernière version, et qui est celle que je traite ci-dessous, est la PRS-650, ce qui est une nuance importante puisque cette dernière mouture amène un certain nombre d’améliorations).

Alors, il ressemble à quoi ce machin?

Quelques remarques purement physiques :

  1. Il tient dans une seule main, avec une envergure de 11.8 cm.
  2. Il est pourvu d’une coque en métal – qui lui donne un aspect très « solide »
  3. Cinq boutons aux fonctionnalités très claires (a. page en arrière, b. page en avant, c. Retour au menu principal, d. Zoom, e. Options)
  4. Un écran tactile assez sensible, et qui est basé sur l’E-ink (le « papier électronique », qui équipe aussi des concurrents de Sony : le Kindle, et le Nook). L’écran tactile permet à son tour de tourner les pages, de prendre des notes, de sélectionner des passages, de choisir et définir des options supplémentaires.
  5. Par contre (et c’est là que se déclenchent beaucoup de hauts cris : il n’y a pas de connexion wifi intégrée dans la liseuse, alors que c’est justement le cas pour le Kindle, le Nook et le Cybook, entre autres)
  6. Il se recharge…via une prise USB! Cela veut tout simplement dire que le Sony Reader est conçu pour évoluer dans un rapport de proximité immédiate avec un ordinateur.

Au cas où vous auriez oublié à quoi ressemble la bête (cf. article précédent), voici une nouvelle photo 🙂 :

Exemple de lecture possible sur le Sony Reader

Un dernier détail purement cosmétique : on peut l’acheter en noir, en blanc ou en rouge/rose, selon vos goûts. Moi, j’ai choisi noir, le blanc c’est trop salissant – le carrelage de ma cuisine est un vivant rappel de cette réalité chromatique que je subis douloureusement chaque jour 😉 ).

Fort bien, et qu’est-ce que ça donne, de lire sur un support pareil? ça on le verra dans un prochain épisode 🙂

Post-scriptum terminologique : en anglais, on parle de reader, mais en français on tend parfois à adopter le terme de liseuse (proposé par Virginie Clayssen). Bon, on n’ose pas parler de Sony Liseuse par contre 😉 .

31 octobre 2010 Posted by | Web 2.0 3.0 4.0 .... | , , | Laisser un commentaire